de mon jardin à New York

Hommage à Magritte © Helen Doyle 2012

Hommage à Magritte © Helen Doyle 2012

Bon! Pas beaucoup de nouvelles depuis quelques temps…. Prise dans le montage de mon film, c’est à peine si j’ai vraiment le temps de voir ma pivoine japonaise et l’iris qui poussent à travers des tas de fougères. Là, un brin de muguet, l’églantier mes tulipes sur leur fin…

pivoine japonaise © Helen Doyle 2012

pivoine japonaise © Helen Doyle 2012

pivoine japonaise © Helen Doyle 2012

De mon jardin © Helen Doyle 2012

De mon jardin © Helen Doyle 2012

Je prépare un tournage à New York, où je vais recueillir les réflexions toujours si percutantes d’Alfredo Jaar

studio Alfredo Jaar repérage 2009 © Helen Doyle

studio Alfredo Jaar repérage 2009 © Helen Doyle

Studio Jaar 2009 © Helen Doyle

Studio Jaar 2009 © Helen Doyle

Studio Jaar 2009 © Helen Doyle

Studio Jaar 2009 © Helen Doyle

Je me rappelle de ce repérage en 2009, marqué par un évènement spectaculaire : ce jour-là, un pilote amerrit sur la rivière Hudson et sauve 155 passagers! Toute la journée, des sirènes et partout, des gens les yeux rivés sur les téléviseurs, sur les images en boucle du sauvetage.

Le lendemain et le surlendemain tout le monde est joyeux.  Les gens sur la rue se saluent; ils sont particulièrement chaleureux. Un  conservateurs de la galerie Aperture m’explique: «C’est un moment miraculeux ; on a l’impression qu’on vient de changer le cours du malheur après le 11 septembre…»

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De Sarajevo à …Sarajevo

Un moment de silence s’est imposé durant le montage.
Je passe toute mes journées avec mes rapporteurs ; j’ai dans ma tête leurs images et leurs paroles et le soir, au retour, mon cerveau poursuit le processus, même durant la nuit, dans les rêves parfois…

Les choix sont de plus en plus douloureux. Il y a tous ces moments qui retournent au silence pour que le film soit meilleur. Il faut écrire cette courbe dramatique. Quelque chose d’organique s‘impose. ll faut aussi des silences, des respirations, comme les ponctuations dans un texte : virgules, points virgules, points de suspension… Je n’excelle pas dans cet art de la ponctuation. (Ce que j’ai su faire de mieux à ce propos, c’est, à l’âge de sept ans, d’appeller mes deux tortues Virgule et Point virgule.) Mais il serait plus juste de parler de la petite musique interne du film, de son rythme, des silences, des crescendos et des pizzicatos.

Lenka Udovićki et Nigel Osborne © H. Doyle 2002

Lenka Udovićki et Nigel © H. Doyle 2002

Parlant de musique, j’ai réussi à amener le compositeur écossais Nigel Osborne (un des participants à mon film Les Messagers et qui en a signé la musique) à se joindre à nous.
Nigel, qui, ces jours-ci, avec moi, doit penser très fort à Sarajevo et à la Bosnie où il s’est tant impliqué. (Il faut dire que j’ai commencé à rédiger cet article quelques jours avant le 6 avril, jour du 20e anniversaire du siège de Sarajevo… Lire et voir l’excellent blogue de Jean-Paul Marie, du Nouvel Observateur.)

Vedran et Nigel, pendant le siège de Sarajevo
Photogramme tiré de Les Messagers

Je viens d’ailleurs de retrouver, sur Internet, Vedran Smailović, le fameux violoncelliste de Sarajevo ; exactement 20 ans après le début du siège de Sarajevo, il joue justement la musique de Nigel, la même que nous avons utilisé pour Les Messagers. (Bien sûr, l’interprétation est fort différente dans ce clip.)

Je me souviens des rencontres que j’ai pu faire, grâce à Nigel, de ses amis artistes. Je me souviens des enfants, les «damaged children» – dont  Nigel s’est longtempps occupés – et du «camp de vacances» en Istrie. Je me souviens de ce moment si particulier, comme de tout notre tournage d’ailleurs…

Mostar © Helen Doyle 2002

Mostar © Helen Doyle 2002

Un moment du tournage à Mostar, avec Philippe Lavalette, Diane Carrière et l’un des enfants qui était si curieux du fonctionnement de la caméra.

Je ne peux que penser à eux aujourd’hui, ces enfants de la guerre croisés lors du tournage en 2002 et que j’ai revus quelques années plus tard. J’ai encore quelque images d’eux, prises en 2006, lors de mon retour à Sarajevo ; malheureusement, je n’ai jamais pu les monter. Je me souviens de mon étonnement en constatant le progrès extraordinaire qu’ils avaient faits. Nigel, avec des collègues et ses étudiants, croyaient au rôle thérapeutique de la musique et travaillaient si patiemment avec eux; mais j’ai toujours pensé que sans la profonde humanité qui les habite, il aurait manqué la touche magique…

J’ai aussi, bien inscrustés dans mon coeur et dans ma mémoire autant que sur la pellicule, ces jeunes de Sarajevo rencontrés en 1996 (pour Le rendez-vous de Sarajevo) : Jelena, Mahir, Kurt, David et Robert. Et Ranko, un magnifique jeune homme, un homme aujourd’hui, papa et si fier de ses fils. Ranko, que j’ai revu quelques fois depuis… Quelle joie, ces retrouvailles, à Londres, des années plus tard, moments précieux, uniques ; lorsque je désespère de l’homme, le souvenir de ces moments me donne de l’espoir…

Je me souviens d’eux et Sarajevo leur ressemble. Je ne peux pas oublier toutes les personnes que j’y ai croisées ; comme cette dame chez qui nous habitions, Bahara ; comme le directeur de l’École de musique qui nous disait: «À Sarajevo, il n’y avait plus d’oiseaux ! Tu imagines ce que ça signifie pour une ville lorsqu’il n’y a plus d’oiseaux ?…»

Je pense aussi au réalisateur Nenad Disdarevic, qui, à mon avis, a fait l’un des plus beaux films sur la jeunesse à Sarajevo, L’âge Ingrat (il a aussi réalisé Les années où nous étions des ânes et La quatrième partie du cerveau). Il y avait aussi le groupe Trio formé de jeunes graphistes qui résistaient à coup de cartes postales diffusées entre autres sur l’Internet balbutiant… et qui m’ont inspiré, dans une certaine mesure, Les messagers et même ce nouveau film que nous sommes en train de monter.

Sarajevo 1996 : le Holliday Inn en arrière-plan © Helen Doyle

Sarajevo 1996 : le Holliday Inn en arrière-plan © Helen Doyle

Les bâtiments de Sarajevo gardent les traces de la bêtise et de la haine des hommes. Mais nous ne radiographions pas les êtres blessés par en dedans.
En allant aujourd’hui à la rencontre de tous ces personnes qui font des images, j’espère faire surgir, devant les yeux des spectateurs, ces cicatrices profondes et invisibles. La photographie a ce pouvoir de nous les montrer… à condition de bien regarder.

Avril 2012 : voilà donc que commence avec Nigel un échange qui promet d’être riche. Notre dernière conversation a été brève, puisqu’il s’envole pour animer l’un de ses nombreux projets, toujours fascinants. Le voici en Inde toujours avec les enfants et la musique…

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Le printemps, fragile

6 heures du matin

6 heures du matin © Helen Doyle

Le printemps est là et nous poursuivons nos petits points de broderie d’images virtuelles Dans un océan d’images… Dominique est une fine dentellière et de plus en plus, l’ouvrage avance, je l’espère, forte et fragile (mais oui, dan ce cas, je mets l’ouvrage au féminin, comme dans le titre de l’un de mes projets, Une ouvrage folle…)

Je disais donc fragile : j’aime ce mot devenu presque tabou… Comme dans Fragilité, un livre de  Jean-Claude Carrière. Comme aussi dans Le dernier des juges, sur  le juge italien Roberto Scarpinato, qui m’accompagne présentement : «Paradoxalement, les institutions devraient garantir le droit à la fragilité des  individus; le droit, en somme, de ne pas renoncer à sa propre humanité». C’est ce qu’on peut lire sur le rabat de la couverture du livre que cette chère Battaglia m’a donné, les yeux pétillants de malice. Tu as frappé là où il faut, chère amie, avec ce livre…

Crocus de mon jardin d'avril © Helen Doyle 2012

Crocus de mon jardin d'avril © Helen Doyle 2012

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Mes dames… ma galerie du 8 mars 2012


Dominique Sicotte © Helen Doyle 2012

la monteuse Dominique Sicotte © Helen Doyle 2012

Dominique et moi sommes devant un immense casse-tête alors que nous commençons à assembler les images tournées depuis le début de septembre. Il y a devant nous de nombreuses pièces précieuses et inspirantes. Le casse-tête ne vient pas avec un modèle à suivre qui serait imprimé sur la boîte. Nous devons inventer cette image à venir faite de petits morceaux, inspirées par ces figures et ces propos souvent admirables…

Palerme, Isola di Femmine © Helen Doyle 2011

Je vois défiler tant de souvenirs et tout est là pêle-mêle : Palerme, le geste tendre de Marta, la petite-fille de Letizia Battaglia. Bon anniversaire, cara! (Eh, oui! Letizia a la même date de naissance que Pasolini, le 5 mars!)

Letizia et Marta © Helen Doyle 2011

Chiara,  qui se ballade avec nous et nous donne un coup de main. Et sa maman qui nous observe et qui semble s’amuser de toute cette agitation…

Chiara © Helen Doyle 2011

Chiara © Helen Doyle 2011

La maman de Chiara © Helen Doyle 2011

La maman de Chiara © Helen Doyle 2011

À Paris, Nathalie Lopparelli à Fenêtre sur cour fait encore des tirages argentiques, un métier en danger…

Nathalie Lopparelli © Helen Doyle 2011

Les  images sur la table de montage dansent devant nos yeux. Elles sont toutes en couleur, rondes et précises; elles transportent des univers que Dominique et moi tentons  de révéler dans le plus grand respect de celles et de ceux qui nous ont ouvert leur chambre noire – réelle ou virtuelle, leur studio et même l’intérieur de la caméra, là où se situe le coeur et l’âme : la vision,  leur vision du monde.

À Paris © Helen Doyle 2011

Mes souvenirs à moi sont un peu en noir et blanc. Bien oui, je traficote mes images même si j’adore l’argentique… Je ne suis pas une photographe; j’ai plutôt enregistré des souvenirs.

À Paris, mon amie Florence, toute joyeuse de voir de ses yeux qu’enfin je tourne!

Florence Bebon © Helen Doyle 2011

Florence Bebon © Helen Doyle 2011

 

Nicole et Nathalie, Sur les Quais © Helen Doyle 2011

Nathalie Moliavko-Visotzky et Nicole Giguère à l’avant plan, qui m’accompagnent sur les berges de la Seine à l’évènement Photoquai, mais aussi tout au long de ce périple, de cette quête dans les pas de mes Rapporteurs d’images.

Nathalie Moliavko ©Helen Doyle 2011

Nathalie Moliavko ©Helen Doyle 2011

En repassant mes souvenirs, je me rends compte que je suis en train de rendre hommage à toutes ces femmes dont j’ai croisé la route cette année…

Nadia, mon amie photographe qui est venue avec nous jusqu’au Saguenay pour l’événement Zoom sur

Nadia Benchallal à Chicoutimi © Helen Doyle 2011
Nadia Benchallal à Chicoutimi © Helen Doyle 2011

Puis, il y a eu l’Asie…

Lana qui m’attendait dans son «Old» Delhi.

Lana Slezic, New Delhi © Helen Doyle 2012

Lana Slezic, New Delhi © Helen Doyle 2012

À Bangkok, Yonola la charmante compagne de Philip Belenkinsop.

Yonola Viguerie © Helen Doyle 2012

Yonola Viguerie © Helen Doyle 2012

Et à Amsterdam, Conny la chaleureuse compagne de Geert Van Kesteren, elle aussi photographe…

Connie © Helen Doyle 2012

Connie Luhulima © Helen Doyle 2012

Comment ne pas penser aussi à Isabelle, qui vient de se lancer dans la réalisation après avoir fait tous les métiers, ou presque, du cinéma. Elle était avec moi en Italie au printemps 2011…

Isabelle de Blois, Roma © Helen Doyle 2011

Isabelle de Blois, Roma © Helen Doyle 2011

À Rome encore, la rencontre avec Luciana…

Luciana Capitolo et Isabelle © Helen Doyle 2011

Luciana Capitolo et Isabelle © Helen Doyle 2011

Marina, notre enthousiaste et bienveillante traductrice à Bologne…

Marina Mazotti, Bologna © Helen Doyle 2011

Marina Mazotti, Bologna © Helen Doyle 2011

…Et la passionnante Cecilia Mangini, première femme documentariste dans l’Italie de l’après-guerre… Jackie Buet, directrice du festival de Créteil, avait tout fait pour que notre rencontre ait lieu (merci Jackie!)

Cecilia Mangini, Roma © Germain Bonneau 2011

Cecilia Mangini, Roma © Germain Bonneau 2011

Je n’oublie pas Nathalie, ma productrice, de passage à Rome le printemps dernier…  et cette discussion si enlevante sur le film à faire…

Nathalie Barton, Roma © Germain Bonneau 2011

Nathalie Barton, Roma © Germain Bonneau 2011

Et ma fidèle amie, Nicole Giguère, qui a laissé pour un moment ses projets de films pour m’accompagner dans mes pérégrinations…

Nicole Giguère © Helen Doyle 2011

Nicole Giguère © Helen Doyle 2011

Vous toutes, les filles, et toutes les autre femmes de ma vie, je vous salue en ce 8 mars 2012 !…

Jeune femme à Bologna © Helen Doyle 2011

Jeune femme à Bologna © Helen Doyle 2011

Autoportrait © Helen Doyle 2011

Autoportrait © Helen Doyle 2011

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ciao Pier Paolo

Parvis Cineteca di Bologna © Helen Doyle

Parvis Cineteca di Bologna © Helen Doyle

C’est l’anniversaire de naissance de Pier Paolo Pasolini; il aurait eu 90 ans!… Et je viens de recevoir cette invitation pour la remise des prix Pasolini dans mon ancien quartier de Monteverde, à laquelle, mon cher archiviste et moi-même, nous assistions l’an dernier. (relire les articles «Premio Pasolini a Monteverde» et «La rencontre de Luciana en mars»…)

PremioPasoliniMonteverde2012

Une fois de plus, un petit coup de nostalgie… Me revient le goût, en passant rue Carini, d’aller saluer Luciana et sa maman Anna et prendre notre ristretto. Puis, après cet évènement, arrêter prendre un verre de vin chez notre ami Teodoro, Al Grammelot, et parler, parler de Pasolini, de ce quartier où il a vécu…

Al Gramelot, Monteverde, Roma 2011 © Helen Doyle

Al Gramelot, Monteverde, Roma 2011 © Helen Doyle

Oh, j’éprouve un léger sentiment de culpabilité puisque mon projet Rapporteurs d’images me prend tout mon temps et que j’ai dû abandonner un peu ce cher Pasolini.

Ce «brillantissime» artiste et intellectuel avait tout pour m’intimider, voire me paralyser. C’est dans la boutique Museo del Louvre, accueillie par la charmante Benedetta, et où j’ai pu découvrir des photos de Pasolini en plein tournage, souriant, heureux, serein même (alors qu’on le voit le plus souvent triste, songeur, grave) que tout à coup j’ai pu réapprivoiser le personnage mythique et «intimidant». Ici, il fait place à cet homme qui aimait tourner, «faire des vues» et dont le travail m’avait interpellée….

Libreria Museo del Louvre © Helen Doyle 2011

Libreria Museo del Louvre © Helen Doyle 2011

J’ai trouvé, sur Youtube, un document qui me rappelle cette série de photos – pas besoin de parler italien. Il Mito présente une série d’images de Pasolini glanées un peu partout. Ça me fait penser à cette séquence de tous les baisers du cinéma assemblés par le projectionniste à  la fin du film Cinéma Paradiso.

C’est aussi en faisant la rencontre de certains de ses amis et collaborateurs, et de spécialistes passionnés de son oeuvre que ce personnage est devenu, petit à petit, un «compagnon de route». Comme j’ai hâte de les retrouver, tous ces personnes que j’ai pu rencontrer grâce à Pasolini…

Ciao! Pier Paolo, et grazie mille!

Preoccupato - Roma © Helen Doyle 2011

Preoccupato - Roma © Helen Doyle 2011

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Décalage

Tempête de nuit à Longueuil © Helen Dpyle 2012

Dehors il fait nuit et tempête, une belle bordée de février.

J’ai mis quelques semaines à me remettre du décalage après l’Asie…

Heureuse de revenir à la table de montage et de  prendre connaissance du matériel tourné à Phnom Penh, New Delhi et Bangkok… Revoir Séra, Lana et Philip…

Tout à coup une impression de …réalité.
En même temps, des informations tombent : une exposition de Don McCullin à Londres – Don McCullin, un des plus grand photographes de conflits. D’autres journalistes tués. Puis le World Press Photo qui dévoile ses gagnants pour 2011. Et encore, cette nouvelle qu’on peut tous devenir des Cartier-Bresson avec des logiciels… tu m’en diras tant!!!

À regarder le travail de McCullin et à l’écouter dans différentes entrevues, on est bouleversé… et on comprend que ce n’est pas l’outil mais bien la personne derrière de la caméra qui fait toute la différence. Ben oui! on est dans des changements technologiques; oui, nous pouvons tous appuyer sur un bouton et faire clic! puis mettre tout cela en ligne. «Je», «Je» et encore «Je»… Mon chat, mon chien, moi, moi et ma tarte, moi… Oui, des signes pour crier qu’on existe!… Sommes-nous si angoissés devant la mort?… Et McCullin qui dit «Eux», «Eux» et encore «Eux»… Il y a un prix à payer. Et l’homme derrière la caméra le sait; il le sait trop bien, lui qui ne photographie plus aujourd’hui que des paysages. Mais curieusement, ses paysages ont des parfums d’humanité. Qu’est-ce que je donnerais pour voir l’exposition de ce grand maître? (Les expositions, devrais-je dire, puisqu’il y en a deux en même temps à Londres actuellement)…

Embrouillé... © Helen Doyle 2012

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Lulik Haunt – 2Snakes Studio, Bangkok

Pluie à Bangkok © Helen Doyle 2012

Pluie à Bangkok © Helen Doyle 2012

Il pleut à verse sur Bangkok…

2Snakes Studio, détail © Helen Doyle 2012

2Snakes Studio, détail © Helen Doyle 2012

Yonola Viguerie, 2Snakes Studio © Helen Doyle 2012

Yonola Viguerie, 2Snakes Studio © Helen Doyle 2012

Lulik Haunt, c’est le nom d’une des pièces du 2Snakes consacrées à la présentation des oeuvres de Philip. Lulik signifie talisman ; en Afrique on dirait sans doute gri-gri. Lorsque Philip parle de cette pièce, il nous laisse entendre que ce «cabinet des curiosités» sera un long work-in-progress. Dans ce capharnaüm, chaque photo trouve son cadre ou son présentoir, fabriqué à la main par Philip. Une façon de rendre hommage à ces gens qu’il a photographiés. Oui, c’est particulier et très personnel… et peut-être déstablilisant à première vue. Mais si on se met à l’écoute de Philip, on partage avec lui toute une vision…

Lulik Haunt - 2Snakes Studio, Bangkok

Lulik Haunt - 2Snakes Studio, Bangkok © Helen Doyle 2012

Pour moi je trouve un lien de parenté, de famille avec les masques et les livres détournés de mon amie Danielle-Marie : utilisation de plantes séchées, os et arêtes de poisson, coquillages et mousse… Mais si Danielle transporte dans sa vie des souvenirs de la 2e Guerre Mondiale, Philip, lui, transporte ses reportages de guerres oubliées…

Nathalie et Olivier, 2Snakes Studio © Helen Doyle 2012

Nathali et Olivier, 2Snakes Studio © Helen Doyle 2012

Philip Blenkinsop l'alchimiste

L'alchimiste, Bangkok © Helen Doyle 2012

Germain, en voyant les photos de Philip, s’exclame : «on dirait un alchimiste!»; et c’est, d’une certaine manière, un peu ça…

Les dernieres prises de vues se feront de la terrasse de l’appartement de Philip et de Yonola, avec vue sublime sur le fleuve…

L'ami de Philip © Helen Doyle 2012

L'ami de Philip © Helen Doyle 2012

Nathalie Moliavko, Bangkok 2012

Nathalie Moliavko, Bangkok © Helen Doyle 2012

Chao Praya, Bangkok 2012

Chao Praya, Bangkok © Helen Doyle 2012

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