Ricordi di Firenze…

Quelques souvenirs du Festival Internazionale Cinema e Donne de Florence… où l’on m’avait programmé une classe de maître dès le lendemain de mon arrivée…

Le Festival me donnait l’occasion de présenter trois de mes films, très différents l’un de l’autre : C’est pas le pays des merveilles, Soupirs d’âme et Les messagers.

Projection de « C’est pas le pays des merveilles » © Helen Doyle 2018

source : page Facebook du festival

J’ai eu l’occasion de faire de beaux et bons contacts durant le Festival International de films de femmes de Florence, sans parler de la richesse des rencontres avec les organisatrices, les réalisatrices et les retrouvailles avec Paola Paoli et Maresa d’Arcangelo, les orchestratrices et fondatrices du festival  .

Cinema La Compagnia © Helen Doyle 2018

Je n’ai pas eu tendance à faire des photos car plusieurs en faisaient. Tous les jours, des découvertes cinématographiques; tous les jours de merveilleux échanges avec les jeunes femmes qui travaillent au festival et m’ont souvent servi de traductrices : merci à elles de toutes leurs attentions. 

Le sourire de l’accueil © Helen Doyle 2018

Florence © Helen Doyle 2018

Quelques moments surtout atmosphériques en sortant des projections, encore remplie d’images, de sons et de propositions si différentes. Et des moments intenses de réflexions à mon retour vers l’Institut français, où j’avais l’honneur d’être hébergée.

Pont du soir à Florence © Helen Doyle 2018

Il y a tous ces moments de la dégustation des films et des activités proposées, mais aussi la rencontre autour, bien sûr, de la merveilleuse gastronomie italienne.

Autour de la table (Paola Paoli, au bout, et Suzanne Osten à sa droite) © Helen Doyle 2018

Ravissement de retrouver la cinéaste et metteure en scène suédoise Suzanne Osten, dont j’avais tant aimé le film Les frères Mozart pour son audace. C’est au Festival de Créteil que nous avons fait connaissance et ce fut aussi à Créteil, en 1993 ou 94, où j’ai pu voir son film annonciateur du climat politique d’aujourd’hui ; je suis restée troublée et imprégnée par son film L’affrontement… Cette fois-ci encore, son film Flikan, mamman ach demonerna (The Girl, the Mother and the Demons) est troublant. Nous nous retrouvons avec des préoccupations connexes, que nous explorons très différemment.

Paola Paoli et Suzanne Osten © Helen Doyle 2018

Et il y a eu le passage très remarqué de Léa Pool avec deux de ses magnifiques films.Léa a parlé aux spectatrices et spectateurs de la musique dans La passion d’Augustine… (Petit extrait ici). Elle présentait aussi Et au pire, on se mariera, son dernier film.

Maresa D’Arcangelo, Léa Pool, Paola Paoli (image tirée de la page Facebook du festival)

Je suis une fan de Léa depuis ses premiers films Strass Café et La femme de l’hôtel, que nous avions programmés lors de nos premiers festivals de La femme et le film à Québec.

Léa recevait d’ailleurs, de la part de la Comune di Firenze, le Prix Sigillo della Pace en reconnaissance de son travail cinématographique original. Le prix lui a été remis par la Déléguée du Québec à Rome, madame Mariana Simeone, et par l’adjointe au maire de Florence, Sara Funaro.

Un soir, méditation sur le chemin, du retour

Une lune sur ce musée en plein air qu’est Florence.

Ciel de soir à Florence © Helen Doyle 2018

Et le lendemain une brume enveloppante…

Pont de Florence dans la brume © Helen Doyle 2018

Un soir de décembre à Florence © Helen Doyle 2018

Merci à tout le monde et tout spécialement à mes accompagnatrices et traductrices, de même que pour le travail dans l’ombre de sous-titrage de Concetta De Libero, que je remercie de tout mon coeur.

…Et pour la mention spéciale – Premio Gilda – pour mon travail de réalisatrice. « Il Gilda alla Carriera andrà invece alla regista del Quebec Helen Doyle ».

Merci et bonne route à toutes…

Les 11e Prix Gilda : Helen Doyle pour sa carrière

Je tiens à exprimer toutes mes félicitations à toutes celles qui ont aussi reçu un prix!

Je vous encourage à visiter la page Facebook du Festival pour celles et ceux qui parlent italien… ou non! On y trouve une belle « brochette » de réalisatrices.

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À Firenze, le Festival Internazionale de cinema e Donne…

Je serais de passage à Florence pour présenter et célébrer la…

40° EDIZIONE FESTIVAL INTERNAZIONALE CINEMA E DONNE

DAL 21 AL 25 NOVEMBRE 2018

Au diable le décalage horaire !  Dès  le 21 novembre à 11 heures, à l’Istituto Francese

Master Class « La libertà di vedere« 

A cura di Helen Doyle, cineasta canadese. Dall’esperienza di Vidéo Femmes Québec al progetto “Le pasoliniane”.

J’ajoute, au projet des Pasoliniennes, mon autre projet,  Au lendemain de l’odyssée.

On me fait ainsi l’honneur de la présentation d’une classe de maître avec…

La liberté de voir


Les directrices du festival ont donc choisi de tirer de ce livre coffret mon film le plus personnel, qui sera présenté le lendemain, le jeudi 22 à 15 heures.  

SOUPIRS D’ÂME di Helen Doyle (Canada, 2004, 52′) v.o. francese, sott. Italiano

Kate O’Dowel, alter ego dell’autrice, perde il padre adottivo in coincidenza con un viaggio in Bosnia alla fine della guerra. Al ricordo degli angeli disegnati dai bambini sulla neve in Canada si sovrappongono le foto scattate da Louis Jammes a Sarajevo. Sono enormi, incollate ai muri della città e rappresentano bambini con le ali.

Soupirs d’äme : Lucie Boissinot – Séquence « Orphelinat de Sarajevo » © Tatouages de la mémoire

Je profite d’ailleurs de cette merveilleuse occasion pour publier dans ce blog les textes que nous avons rédigés pour le dossier de presse de Soupirs d’âme. (Voir article précédent)

***

On annonce la présentation du vendredi 23 ainsi :

Speciale Helen Doyle

À 14 heures, à l’Istituto Francese, je présenterai

C’EST PAS LE PAYS DES MERVEILLES di Helen Doyle et Nicole Giguère (Canada, 1981, 57′) v.o. francese

Marie-France Desrochers, dans C’est pas le pays des merveilles © Tatouages de la mémoire

Un’ indagine sulla depressione che parte dal viaggio di Alice e attraversa gli specchi dell’esperienza, dell’elaborazione artistica e dell’intervento specialistico sul campo. Nasce nell’ambito dell’avventura fruttifera di Video Femmes, struttura femminile che ha catalizzato i migliori talenti audiovisivi per più di 40 anni in Canada. E’ parte della storia di questo Festival.

Plus d’information sur ce film ici

Et ce même vendredi, à 16 heures, encore à l’Istituto Francese

LES MESSAGERS di Helen Doyle (Canada, 2003, 66′) v.o. francese

Vedran Smailovic et Nigel Osborne, Sarajevo 1992

Helene Doyle ha dedicato molto tempo e lavoro alla guerra dimenticata nell’ex Jugoslavia ed in particolare alle vicende di Sarajevo. Ha riflettuto molto sul ruolo dell’informazione e sull’impegno degli artisti. Perciò propone alcuni percorsi di particolare interesse. Filma le testimonianze, i dubbi, le speranze e le convinzioni di cinque artisti che da Scozia, Francia, Spagna Stati Uniti e Quebéc si battono contro la guerra e la barbarie, non occasionalmente ma come impegno di una vita. Sono per lei dei fari che ci guidano all’azione.

Dominique Blain dans Les Messagers © InformAction Films

Diane Carrière et Manu Lavallette (le fils de Philippe) sur le tournage des « Messagers » © InformAction Films

Je remercie encore InformActions et la productrice des Messagers, Nathalie Barton.

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Soupirs d’âme… à Florence

Cette invitation au Festival Internazional Cinema e Donne à Florence me donne une belle occasion de communiquer les textes du dossier de presse de Soupirs d’âme, que je n’ai jamais présenté dans ce blog…

Lucie Boissinot dans « Soupirs d’âme » © Tatouages de la mémoire

mot de la réalisatrice

Soupirs d’âme propose un regard neuf, ou à tout le moins différent, sur un sujet universel : l’abandon et l’adoption des enfants, mais aussi sur la quête d’identité et la réconciliation. Alors que mon précédent documentaire – Les messagers – porte sur l’engagement d’autres artistes, Soupirs d’âme représente ma propre voix et mes propos les plus personnels d’engagement. C’est aussi un cri du coeur qui s’est imposé à moi et qui s’est articulé avec le temps, que j’ai mûri et sciemment choisi d’exprimer.

Soupirs d’âme est autobiographique, mais comme dans toute oeuvre de ce genre, le travail de mémoire n’est pas toujours le reflet de LA réalité. Afin de donner à cette démarche une certaine latitude de création, j’ai imaginé le personnage de Kate O’Dowell.

J’ai voulu parler de la fêlure dans nos histoires personnelles. Cette fêlure, nous pouvons chercher à la colmater mais quelques fois, curieusement, elle permet à la lumière de se manifester («That’s where the light gets in»).

Il ne faut pas chercher dans ce film un récit linéaire mais plutôt un récit d’émotions. Ce sont des atmosphères, des états d’âmes qui y sont dépeints. J’ai fait le choix de l’écriture dramatique suivant une approche résolument impressionniste pour parler de la quête d’identité.

Ma passion pour la photographie, le hasard des rencontres et mes souvenirs nourrissent aussi ma réflexion sur le sort des enfants abandonnés, ici et ailleurs, ou bien victimes des guerres. En même temps s’exprime une pensée particulière pour les victimes des maternités forcées, ce sujet si peu connu… et encore moins reconnu.

Comme le dit Edgar Bori, dans la chanson du générique de fin :

On a voulu changer  les choses

et les choses nous ont changé…

la photographie

La photographie est très présente car Kate collectionne les photos anciennes… Elle s’invente une famille… J’ai la même fascination pour la photographie.

J’ai fait la rencontre de Ginette Bouchard lors de mes études en arts visuels. Plusieurs années plus tard, une exposition à la Délégation du Québec à Paris me permet de renouer avec elle. Ses photographies m’envoûtent immédiatement. J’apprend qu’elle a poursuivi ses études à New York et qu’elle est devenue une spécialiste de techniques anciennes. Lorsque je la contacte pour le rôle de la photographe de Soupirs d’âme, elle enseigne à l’Université Laval tout en poursuivant son travail de créatrice. Son œuvre impressionnante prend place dans de nombreuses expositions jusqu’à la dernière, au printemps 2004, à Grenoble. Ginette est décédée en mai 2004. Nos longs échanges sur nos métiers, sur la création, me manquent déjà. Nous restent d’elle ses remarquables Témoins silencieux, Espaces de nature, Floris Umbra, Urbania, Empreintes mimétiques… La galerie des Arts visuels de l’université Laval présentait, en décembre 2004, un hommage à cette photographe sous le titre Mémoires vives.

Lucie Boissinot – Photo Ginette Bouchard © Tatouages de la mémoire

C’est durant la recherche pour mon film Le rendez-vous de Sarajevo que je rencontre Louis Jammes. Issu du mouvement de la Figuration libre avec Combas et Di Rosa, il me parle avec émotion de Jean-Michel Basquiat et de Keith Haring qui ont traversé sa vie. Son travail m’accompagne toujours, qu’il s’agisse des ses enfants-anges en Bosnie, de ses bag people, de ses œuvres réalisées à Tchernobyl, en Palestine puis en Sibérie, dont il revient avec une série de photographies et un film, La trace de Moloktchon, présenté à Cannes en 2001. À l’hiver 2003, la Galerie RX lui consacrait une rétrospective. Et en 2004, le voilà reparti, en Irak cette fois, pour Presse Image Taïga. À l’hiver 2004, toujours à la Galerie RX, il présente Brother, ses photos d’Irak.

Lee Miller est une des première femmes photographes qui aient été sur le front durant la Seconde Guerre mondiale. Figure presque mythique, elle avait côtoyé, dans les année trente, tous les grands, de Picasso à Man Ray… Un musée, un site web, des films et des albums retracent l’étonnant parcours de cette femme remarquable. Son fils, Antony Penrose, se consacre d’ailleurs à la diffusion de l’oeuvre de Lee Miller. Pour Sir Penrose, directeur de The Lee Miller Archives, «C’est très gratifiant de voir son œuvre incluse dans un document aussi touchant et important».

© Lee Miller Archives

Je veux aussi souligner la contribution de quelques autres photographes qui m’ont inspirée : Enrico Dagnino, de l’agence Cosmos, pour ses photos prises durant la guerre en Bosnie dans divers refuges pour les enfants; un vieil ami, Jacques Nadeau, photographe au Devoir, qui a réuni ses clichés dans Le Québec. Quel Québec?; André Bourbonnais, auteur d’une très belle exposition sur la Bosnie en 2000 ; l’obscur monsieur Henessey pour sa sympathique vitrine, aujourd’hui disparue, sur la rue Saint-Laurent; et tous les photographes anonymes dont j’ai utilisé les images, en particulier dans une séquence merveilleusement animée par l’infographe Guy Lessard.

Lucie Boissinot © Tatouages de la mémoire

la danse

Mais la danse est toujours venue à ce rendez-vous

J’ai rencontré Lucie Boissinot à Québec en 1985. Merveilleuse interprète de chorégraphies signées Luc Tremblay, Ginette Laurin, Jean-Pierre Perreault et d’autres, elle avait déjà remporté le prix le prix Jacqueline-Lemieux du Conseil des arts du Canada.

Après son passage au Toronto Dance Theatre et à la compagnie Danse Partout, elle se retrouve à la Fondation Jean-Pierre Perreault. Parallèlement à son métier de danseuse, elle enseigne dans divers établissements (LADDMI – EDCM -, UQÀM, Concordia) où elle transmet sa passion pour la danse. En plus de participer à plusieurs créations – dont le film L’homme de verre – elle signe bon nombre de chorégraphies.

Avec générosité et une grande intensité, Lucie a mis tout son talent afin de m’aider à révéler l’âme de Kate O’Dowell à travers des chorégraphies originales. Elle a aussi accepté que Sophie, sa fille, incarne Kate à l’aube de l’adolescence.

Laurence Lemieux, Hélène Morissette, Bill Coleman © Tatouages de la mémoire

C’est encore Lucie qui me présente deux jeunes danseuses de la génération montante : la première, Sandrine Vachon, incarnera la Femme inconnue. Sandrine enseigne aussi la danse au cegep de Drummondville. Elle crée des chorégraphies, dont Hasard, qui vient de remporter un prix au Festival International de Danse Encore. Esther Gaudette, quant à elle, endosse la révolte de Kate au sortir de l’adolescence. Esther a été remarquée dans le film de Stefan Pleszczynski, L’Espérance. Elle enseigne la danse moderne et vient tout juste d’intégrer la compagnie Van Grimde Corps Secrets.

Bill Coleman et Esther Gaudette © Tatouages de la mémoire

Pour le rôle du Père de Kate, Lucie me propose Bill Coleman, qui a dansé avec Bill T. Jones/Arnie Zane, The Toronto Dance Theatre, The Martha Graham Dance Company et la Fondation Jean-Pierre Perreault. Créateur d’une cinquantaine de chorégraphies, Bill présentait, en 2004, The Near Room, et reprenait son remarquable Convoy PQ 17.

Le portrait de cette belle famille de la danse ne s’arrête pas là. À son tour, Bill me présente Laurence Lemieux, sa compagne, et sa fille Juliette : ce sont elles qui tiennent les rôles de la Mère et de Kate à 5 ans.

Kate enfant © Tatouages de la mémoire

la musique

There was plasma, bandages and electricity

Food, wood and water and the air was smoke free

No camera crews from I.T.V.

It was all such a strange sight to behold

Nobody was frightened, wounded, hungry or cold

And children seemed normal, they didn’t look old

Pretty good day so far…»

Cette chanson de Loudon Wainwright III, Pretty Good Day, me ramenait directement à Sarajevo en 1996. Pour Soupirs d’âme, Martha Wainwright a accepté d’interpréter Pretty Good Day, signée par son père, en compagnie du pianiste Tom Mennier, de Jimmy Goldsmith et de Joel Rifkin au violon. Par la suite, pour une autre séquence, Martha me permettait généreusement d’utiliser une de ses propres chansons, Jimi (Takes so Much Time)… Entre l’enregistrement d’un CD très attendu et de ses tournées qui la mènent de New York à Los Angeles en passant par Dublin et, trop rarement, par Montréal, Martha s’est aussi pliée à mon désir d’enregistrer une improvisation avec l’accordéoniste Francis Covan, à partir d’un air traditionnel de Mandchourie. Elle y laisse transparaître toute la gamme des émotions et de vulnérabilité que sa voix recèle.

© Martha Wainwright

Ce coup de cœur s’est répété lorsque j’ai entendu la chanson Les choses de l’énigmatique Edgar Bori qui, lui, se ballade entre Montréal et Petite Vallée, en Belgique et en France. Non seulement a-t-il accepté que j’utilise sa chanson, mais en plus, il m’a ouvert son studio et m’a présenté à Jacques Laurin. C’est avec tout son talent que cet ingénieur du son a enregistré les compositions originales, subtiles et géniales de Jean-François Groulx, jazzman bien connu, avec de nouveau un Francis Covan inventif et sensible. Benoît Groulx, qui est aussi arrangeur pour le cinéma, a signé une composition pour le film. C’est aussi Benoît qui a réuni et dirigé avec sensibilité quatre excellents musiciens pour l’enregistrement du Pannonia Boundless d’Aleksandra Vrebalov. À l’origine, cette pièce avait été commandée et enregistrée par Kronos Quartet. Alexandra a remporté plusieurs prix sur le plan international, dont celui du concours annuel de composition (2004) de Friends & Ennemies of New Music.

Il me restait à retrouver les coordonnées du Groupe Dertum, les interprètes d’un chant traditionnel réarrangé par eux et entendu dans une sympathique boutique de Sarajevo, By Book.

Et à sortir de mes archives le disque où je chante moi-même quelques comptines, enregistré par mon oncle Yvon… en 1954!

Enfin, la voix de Danielle Proulx – comme lectrice de la narration – est venue s’ajouter à cette magnifique bande du sonKathleen Fee a joué le même rôle pour la version anglaise : Soul Murmur.

Enfin, je m’en voudrais de ne pas signaler la généreuse contribution de Francesca Chamberland qui a fourni plusieurs des vêtements, entre autres ceux des charmants enfants… Et la présence de Stéphanie Veilleux (qui est vraiment sourde) dans le rôle de la petite Linda, la fillette sourde…

Post-scriptum : Ces textes ont été écrit pour la sortie de Soupirs d’âme en 2004. Il s’est évidemment passé bien des choses et des événement au cours des 14 dernières années, autant pour Helen que pour les nombreux collaborateurs de l’époque… Cela se reflète dans certains liens associés aux nom… G. B.

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En train, de Palermo a Catania

Fronton, Palerme © Helen Doyle 2018

Dans le train qui va de Palerme à Catane, les paysages défilent, toujours différents. Et je pense au printemps dernier où j ’ai échappé mon appareil photo sur le plancher de marbre d’un bel édifice historique : fini la photo!

Graffiti,Palerme © Helen Doyle 2018

Ma tablette « vieille » de dix ans était en train de rendre l’âme – en principe elle devrait être morte avec cette programmation d’une mort assurée après 3 ans ou 4 ans d’usage (ce qui a été vrai pour mon imprimante). Je me baladais avec un téléphone à clapet, un téléphone pas intelligent, il va sans dire, que j’ai depuis mon premier séjour en 2010 avec un numéro italien; il fait réagir à tous les coups, celui-là, et je me couvre presque de ridicule.

En train, départ de Palerme © Helen Doyle 2018

J’ai dû retrouver des réflexes anciens, celui du calepin de notes et celui des images qu’on fixe dans son cerveau… Je me suis rendu compte de la différence, de ma différence d’écoute, de ma manière d’absorber les choses. Je dis toujours qu’avec le temps, la crème se retrouve sur le dessus du lait; encore faut-il obtenir le lait. Il y a quelque chose de difficile à définir, quelque chose qui s’ajoute, une attention particulière libre de capter et d’enregistrer des choses, de les stocker dans sa mémoire sensorielle… Elle ne passe pas par tous ces outils : l’outil c’est soi-même et ça change quelque chose. C’est à cela que je pense dans le train, qui longe maintenant la mer.

En train, Palerme-Catane © Helen Doyle 2018

Cette année, j’ai décidé de me moderniser; ça va faire de passer pour un vieux croûton! Et je me retrouve dans une sorte de Babel. D’abord celle des langues; je jongle entre le français, avec les personnes de plus de 50 ans, et l’anglais, avec les jeunes, qui ont parfois l’accent très british; et il y a mon « baragouinage » italien et une petite touche de sicilien par ici et par là.

En train, Palerme-Catane © Helen Doyle 2018

Mais il y a aussi les E-mails italiens, des courriels du Québec, des messages sur Messenger, Facebook, LinkedIn, WhatsApp, qui réclament tout le temps, auxquels il faut ajouter Wetransfer, Skype et Twitter. Vient un moment, je ne sais plus qui appelle. Où sont les informations, de quoi, pourquoi, de qui, ne me laissant plus une minute de loisir pour juste jouir du silence et des paysages qui défilent.

En train, Palerme-Catane © Helen Doyle 2018

Ah, les chers 5W du journalisme,  pas si bête : What Who When Where, et surtout, WHY?

Qui, Quoi, Quand, Où, Comment, et Pourquoi… nous pouvons ajouter aussi Pour qui?

En train, Palerme-Catane © Helen Doyle 2018

J’aime laisser flotter en moi un paysage, un visage, des mots… Des gestes qui restent. Ils descendent et circulent en moi; ils se réfugient, restent pelotonnés au fond de moi et mûrissent. Puis, après un temps, certains tambourinent et demandent à sortir prendre l’air… à s‘exprimer à travers moi.

On voudrait être maître de la situation, mais ils nous mènent parfois par le bout du nez. Et si on ne fait pas attention, ils nous échappent comme un courant d’air… Mais si on prend garde, si on écoute cette petite voix qu’ils mettent au fond de nous, alors seulement il y a cette sorte de chose innommable qui nous dit qu’on est sur la bonne voie.

En train, au loin, l’Etna © Helen Doyle 2018

J’ai retracé une série de correspondances instantanées pour un rendez-vous entre quatre personnes : une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

Deux coups de téléphone auraient suffi, à mon avis. Je me demande qu’est-ce que cela crée dans nos cerveaux, dans nos têtes. On peut avoir une sensation de pouvoir gérer quelque chose, d’avoir du pouvoir sur le temps, mais que de temps perdu! Je serais curieuse de refaire l’exercice du rendez-vous de quatre personnes ici : ça frise le ridicule!

En train, au loin, l’Etna © Helen Doyle 2018

Comment utiliser tous ces choses technologiques si utiles et comment ne pas se laisser envahir par cette impression de contrôler le temps. Dans la création, il y a ces moments incontrôlables qu’il faut laisser surgir; il ne faut pas être constamment distrait et rester attentif afin de saisir en marche… le rêve…

En train, au loin, l’Etna © Helen Doyle 2018

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« Si tu ne viens à pas à Palerme… »

En ce jour pluvieux de février 2018, mon arrivée à Palerme est aussi marquée par un vernissage à la Galerie Nuvole qui offre une rétrospective des artistes qui ont exposé dans ce lieu depuis 10 ans. Là aussi, différentes écritures me permettent d’apprécier une variété d’artistes palermitains.

Galerie Nuvole, Palerme © Helen Doyle 2018

Galerie Nuvole, Palerme © Helen Doyle 2018

Galerie Nuvole, Palerme © Helen Doyle 2018

Galerie Nuvole, Palerme © Helen Doyle 2018

Comme tout est dans tout, en fait, c’est aussi Patrizia, la fille de Letizia, qui m’a conseillé cette galerie; elle a aussi favorisé ma rencontre avec Raffaella de Pasquale qui règne avec une grande finesse sur ce petit royaume, tout petit mais charmant. Raffaella me montre une des photos de mon amie, de la série Les invisibles, celle de madame Rosa Parks.

Rosa Parks © Letizia Battaglia

Raffaella sait bien me conseiller les expos à voir, et malgré toutes mes occupations, les rendez-vous et la pluie qui ne cesse pas, j’arrive à en voir deux, captivantes et enrichissantes dans le quartier du vieux Palerme.

C’est ainsi que je me retrouve au Palazzo Belmonte Riso, situé en face de la petite piazza Bologna, que j’ai traversée en 2010 lors de ma première visite à Palerme justement pour y rencontrer Letizia. Elle m’avait dit : « Si tu ne viens à pas à Palerme, tu ne comprendras jamais ma photographie ». Et elle avait bien raison, Letizia, quand je vois la photo en couverture d’un de ses nombreux albums photos (publié chez Aperture), celle de Rosaria Schifani. (Voir l’article de Enki DouMes deux Siciles.)

Rosaria Schifani © Letizia Battaglia 1993

« Rosaria Schifani est la jeune veuve de l’agent Vito Schifani, assassiné le 23 mai 1982 par la Mafia sicilienne en même temps que le juge Giovanni Falcone, membre du « pool » antimafia de Palerme, son épouse et deux autres gardes du corps. »

Eh oui! au cœur de ce vieux Palerme, il y a des monuments incontournables d’une richesse inouïe et la grande pauvreté, avec ses blessures béantes offertes à la vie.

Une nuit à Palerme © Helen Doyle 2018

A mio padre – Padiglione Cristiano, Monreale, Palerme © Helen Doyle 2018

En 2010, le Palazzio Belmonte Riso – qui conjugue la magnificence du baroque et la rigueur néo-classique – résistait tristement à la décrépitude. J’avais eu la chance de me faire conseiller par mon amie Louise Desbrusse une jeune femme, Malika Akbi, qui m’avait servi de guide lors de mon premier passage à Palerme en 2010.

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Là c’est autre chose : au rez-de-chaussée, donnant sur la piazza, un sympathique café et, au premier étage, une très belle exposition qui combine art contemporain et régional.

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Mais c’est le dernier étage, avec ce choix de montrer ou d’intégrer la restauration, qui me charme et que je trouve brillantissime.

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

Palazzio Belmonte Riso © Helen Doyle 2018

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Sulle trace de… Letizia Battaglia

En avril 2017, mon séjour à Rome avait commencé par une visite au MAXXI pour y voir la grande rétrospective de Letizia Battaglia. Comme un clin d’œil, quatre photos de Pasolini – parmi les premières qu’elle a prises au début de sa carrière de journaliste à Milan en 1972 – ouvrent l’exposition, et une autre, encore de lui, la clôt. Le contraste marqué sur le visage de Pasolini nous rappelle qu’il a toujours été déchiré entre l’ombre et la lumière.

Exposition de Letizia Battaglia, MAXXI, Rome © Helen Doyle, avril 2017

Et me voilà à Palerme, en février 2018, cette fois, après une pluie battante.

Palermo sous la pluie © Helen Doyle 2018

Je me dirige vers le complexe culturel de la Zisa (Cantieri Culturali della Zisa), à deux pas de l’Institut français, un peu perdue dans le labyrinthe de cette ancienne zone industrielle.

Centro internazionale di fotografia, Palermo © Helen Doyle 2018

Je me retrouve après quelques hésitations à la porte du Centro internazionale di fotografia que Letizia a inauguré à l’automne 2017 avec une exposition autour des Migrants.

Je suis si heureuse de pouvoir enfin visiter ce lieu qui lui tient tant à cœur et de découvrir sa deuxième exposition Donne FotografanoFemmes photographiant les femmes.

Je suis heureuse de retrouver des femmes photographes qui ont marqué mon parcours de documentariste, avec Letizia, bien sûr, mais je retrouve aussi Susan Meiselas, Mary Ellen Mark et bien d’autres présentes dans ce vaste espace. Je reconnais bien là ma charmante amie à avec ces choix…

Et ce n’est pas fini : les yeux brillants, elle me propose de la suivre pour me montrer ce qu’elle appelle Segreto, une autre grande pièce où elle expose ses coups de cœur et ses découvertes… Voilà, l’œil de madame Battaglia est éclectique; et que de talents réunis ici!

Centro internazionale di fotografia, Palermo © Helen Doyle 2018

Une autre surprise m’attendait : sa délicieuse petite-fille Marta, «sa petite muse », comme l’appelle. Elles s’amusent à poser pour moi…

Letizia et Marta, Palermo © Helen Doyle 2018

(Je ne peux faire autrement que de penser au père de Marta, le violoncelliste Giovanni Sollima, qui nous a permis d’utiliser sa musique comme illustration sonore de mon vidéo L’artiste dans son for intérieur, à partir des oeuvres de Danielle Marie Chanut).

Letizia et Marta, Palermo © Helen Doyle 2018

Letizia me montre aussi un néon qu’elle a fait faire et qui trône comme un pied de nez à l’entrée de son bureau : Picchi idda? Cette expression en dialecte sicilien est presque intraduisible; mais selon notre amie Maria Cristina Delli Fiori, cela pourrait signifier : « Pourquoi elle? »

À suivre, tout ça… évidemment!

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Palerme, un dimanche de février…

Palerme, un dimanche de février

La pluie, les grêlons sur la vitre

Un son de pop-corn qui éclate

dans un poêlon chaud…

Pourquoi suis-je venue à

la célébration de la Sant’Agata, moi

qui ne suis pas croyante?

En fait, c’est un peu la faute à Yvette Olier, la délicieuse compagne d’Ernest Pignon-Ernest… J’ai rencontré Ernest et Yvette lors du tournage de mon film Les Messagers en 2002, auquel ce grand artiste avait accepté de participer.

Depuis 1966, Ernest Pignon-Ernest crée des images éphémères sur les murs des grandes villes et il est un des initiateurs de l’art urbain en France. Sensible aux injustices, il traite des thèmes comme les expulsés (Paris, 1979), et le sida (Soweto, 2002) ; et des grandes figures comme Rimbaud, Neruda et Pasolini.

En avril 2017, alors que je suis à Rome – où je reprenais ma quête amorcée en 2011 : Sur les traces je devrais dire en écho à Pasolini – j’ai reçu une invitation à une représentation d’un film sur Ernest Pignon-Ernest à la Villa Médicis… Je dois aussi raconter cette belle anecdote : quelques mois, auparavant alors que je pensais ressortir de mes classeurs ce projet de 2011, j’ai reçu un message de Philippe Lavalette, directeur photo pour Les Messagers. Lors d’une promenade dans le Trastevere, Philippe a croisé Ernest en train de coller son Pasolini près du cinéma de Nanni Moretti… Ernest et lui se sont reconnus et il m’envoyait une photo souvenir, prise par Manon Barbeau, collègue réalisatrice et compagne de Philippe.

Ernest et Philippe_Manon Barbeau_2017

Philippe Lavalette et Ernest Pignon-Ernest, Rome 2017 © Manon Barbeau

Dès les premiers jours de mon arrivée, ma première visite est pour Luciana Capitolo. J’ai fait sa connaissance il y a six ou sept ans, alors que je photographiais un plaque commémorative posée sur son immeuble au 45 de la Viale Giacinto Carini, où Pasolini a vécu de 1959 à 1963[i]. Professeur dans un lycée, Luciana venait de signer une plaquette réalisée avec deux autres professeurs et des étudiants, Pasolini a Monteverde – la luce è sempre uguale ad altra luce. Puis, elle m’invita à pénétrer dans l’immeuble où elle est, en quelque sorte, familière de l’environnement du cinéaste, puisque son appartement se retrouve coincé, si on peut dire, entre celui de Pasolini et l’appartement de la famille Bertolucci. Ce moment émouvant se renouvelle à chacune de mes visites.

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Luciana Capitolo, Monteverde © Helen Doyle, avril 2017

Six ans après mon premier séjour, mon amie Luciana et moi allons saluer Silvio Parello, gardien passionné de l’histoire et conservateur des souvenirs.

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Silvio Parello, Monteverde © Helen Doyle, avril 2017

Silvio peint toujours dans son minuscule studio de la rue Ozanam et consacre encore beaucoup de temps à garder vivante l’image de Pasolini. Les murs avoisinants sont devenus par ses soins un vrai lieu d’exposition. On y voit entre autres la reproduction photographique du dessin d’Ernest, et même, une photo de lui, enfant, avec Pasolini ; il se reconnaît comme le Pecetto dans le roman de Pasolini, un surnom qui lui viendrait de son père cordonnier/savetier.

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Atelier de Silvio Parello, Monteverde © Helen Doyle, avril 2017

En fait, Silvio sait tout de Pasolini à Monteverde et récite par cœur des textes, des poèmes ; il chante, même, alors qu’on se promène parmi les « gratte-ciels ».

Un autre moment étrange à mon arrivé à Rome, en avril 2017. J’ai fait la rencontre du cinéaste, écrivain et journaliste David Grieco ; à son tour il me raconte qu’une personne qui lui est très chère, Laurenza Mazetti, lui a téléphoné pour lui demander de passer rapidement la voir. Il s’inquiète de sa santé, elle le rassure ; mais elle insiste. Il se rend donc à Campo dei Fiori pour découvrir, sur le mur de la maison d’en face, le fameux dessin d’Ernest, que ce dernier a aussi apposé sur les murs de Matera, d’Ostie et de Naples : la double silhouette fantomatique et grandeur nature de l’artiste italien portant à bout de bras son propre corps sans vie – comme une Pietà.

Quelle force vitale s’échappe de ce dessin d’Ernest et que, malheureusement, la photographie ne restitue pas pleinement. Je viens de la voir et de la photographier à mon tour ; on me dit que ce serait la seule qui reste qui n’a pas été vandalisé à Rome.

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Pasolini… Pietà © Helen Doyle, avril 2017

« Cette image se présente comme une interrogation face à la société actuelle, dont il annonçait le côté acculturé. Il semble ici demander “Qu’avez-vous fait de ma mort ?” »

« Nous avons cette faculté de traiter les grands mythes héroïques, bibliques, non plus comme des choses exceptionnelles qui mettent en jeu des héros, mais au contraire des choses vécues par les plus humbles, tout en y repérant ce qu’ils ont de sacré. » (E. Pignon-Ernest)

Quel plaisir j’ai eu de retrouver à la projection Ernest et Yvette, mon amie Luciana Capitolo et Silvio Parello, et de voir ce film magnifique Se torno (si je reviens), réalisé par les jeunes gens talentueux du collectif Sikozel, un étonnant et talentueux collectif de jeunes gens à qui je dis chapeau bas ! D’ailleurs, je ne suis pas la seule à saluer ce film.

SeTorno-Sikozel

Se torno (Si je reviens) – Bis

« Je paye un prix pour la vie que je mène.

Je suis comme quelqu’un qui va descendre aux enfers.

Mais quand je reviendrai,

si je reviens,

j’aurai vu d’autres choses,

tant d’autres choses,

plus loin que l’horizon. »

Ainsi s’exprimait Pasolini, quelques heures avant son assassinat.

Lorsque, je parle à Ernest et Yvette de ma démarche et de ma recherche d’Ali aux yeux d’azur, et des lucioles, Yvette me demande si j’ai vu cette fête, Sant’Agata à Catane… Et voilà comment des pistes, des rendez-vous s’inscrivent dans mon carnet de notes…

Une photo dont j’ignore l’auteur mais où Pasolini semble approuver. Le travail magnifique de ces jeunes gens de Sikozel (voir leur site) et tout le travail de diffusion qu’ils arrivent à faire. Voici Un message d’Amandine, l’une des membres du collectif.

« Pour ceux et celles qui voudrait une DVD ; il tourne dans plusieurs festivals et salles en ce moment, nous sommes ravis. Nous ne sommes malheureusement pas à Rome. Luca et moi vivons en région parisienne, le reste du collectif dans la région milanaise.

« Merci pour la publicité que vous nous faites au Québec ! On peut envoyer des DVD par la poste, en échange d’un virement à notre association. Si cela vous intéresse, nous vous enverrons les tarifs et notre RIB. »

Enfin, en novembre dernier, je tombe sur cet article d’Elisabetta Povoledo, du New York Times, qui parle de mes amis et de Monteverde : « Pasolini’s Rome: Not the City of His Movies, but of His Life »

PasoliniAuRestau

Pasolini (anonyme)

[i] Voir [http://www.centrostudipierpaolopasolinicasarsa.it/roma/6939/]

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